Communiqué suite à la réhabilitation du juge Cornu


Vendredi 4 Décembre 2020


Jeudi 3 Décembre, le juge Francois-Marie Cornu comparaissait une deuxième fois devant le Conseil Supérieur de la Magistrature. Il lui est reproché d’avoir violé les principes de réserve, de loyauté ainsi que du secret de l’instruction. Le Ministère a requis comme sanction l’abaissement d’un échelon, soit une aggravation de la peine prononcée en juillet 2017 par cette même instance.

Nous ne rentrerons pas ici dans le débat concernant les éventuels manquements disciplinaires dont se serait rendu coupable ce juge.
En revanche; nous nous interrogeons sur le peu de considération que la justice a porté sur les accusations  de ce magistrat  a l’encontre des gendarmes chargés des enquêtes sur plusieurs meurtres commis dans la Plaine Orientale. En effet, le juge Cornu qui s’inquiétait que ces dossiers n’avancent pas, aurait découvert que l’un des suspects etait aussi un indicateur des gendarmes.  Confronté à des fuites dans ses dossiers et au fait que des personnes aient été prévenues que l’on allait les perquisitionner, le juge Cornu a saisi par écrit le patron des gendarmes corses mais n’a jamais obtenu de réponse.
Des indicateurs qui prendraient  l’ascendant sur certains enquêteurs,  cela n’est  pas sans nous rappeler une affaire plus récente a Aiacciu dans laquelle un suspect a failli échapper à la justice en passant un « arrangement » avec les policiers qui le gardaient à vue.
Plutôt que de s’acharner sur le  juge Cornu, qui a eu le courage de dénoncer de graves dysfonctionnements dans certaines enquêtes alors qu’il était toujours en poste en Corse,  nous préférerions que les autorités judiciaires fassent cesser l’impunité dont bénéficient trop souvent les assassins dans l’île.Triste illustration avec l’assassinat du haut fonctionnaire Jean Leccia, qui s’inscrit dans le même environnement de la plaine oriental. Il est toujours impuni depuis le 23 mars 2014...

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