Réquisitions particulièrement énergiques du Parquet à l'encontre de Joseph Castelli.


Mercredi 13 Janvier 2021

C'est la deuxième fois que le Parquet du pôle financier de Bastia requiert de la prison ferme contre un Président du Conseil Général de la Haute-Corse.


Paul Giacobbi avait ouvert le bal. En première instance le tribunal avait prononcé une sanction sévère, condamnant l'intéressé à 3 ans de prison ferme. La peine a n'a pas été confirmée en appel, l'accusé y bénéficiera du sursis.

Il convient tout de même de rappeler que Paul Giacobbi n'a jamais été mis en cause, et à fortiori condamné,  pour un quelconque enrichissement personnel.

Ce n'est pas le cas de Jacques. Castelli qui comparaissait pour une affaire  de corruption  ayant entrainé  un enrichissement . Aussi, au delà de la peine de prison requise par le Procureur, c'est la confiscation de la villa présumée mal acquise qui est, en l’espèce, exemplaire.

La suite nous dira si les réquisitions du Parquet seront suivies par le tribunal.

 

A ce stade 3 remarques sont déjà possibles :

  1. Ce procès, si l’en croit les articles de presse, confirme que les atteintes les plus graves en matière d’appels d’offres ont lieu en amont. Lors de l’attribution du marché public par une institution, les dés sont déjà pipés.
  2. S’il est condamné, grâce à des techniques traditionnelles de ralentissement de la procédure, le Sénateur Castelli  aura représenté, sereinement, la Haute-Corse durant 6 ans où il bénéficiera de tous les privilèges de cette fonction.
  3. Toujours en. cas de condamnation et de confiscation du bien réputé mal acquis, comme le souhaite les organisations anti-maffia, il serait judicieux d’en faire bénéficier à une association opérant dans le domaine social et non vendu aux enchères.