"La question mafieuse doit être intégrée à l'ordre du jour des futures négociations avec Paris"


Jeudi 7 Avril 2022

Dans un communiqué, le Cullettivu exhorte les mouvements politiques à "ne pas attiser la haine" soulignant que "la puissance malfaisante de la mafia croît sur le terreau du désordre". Il appelle l'État à "exercer pleinement ses responsabilités régaliennes en durcissant les contrôles et en engageant des procédures contre les bandes mafieuses."
A écouter, également, l'interview de Marie-france Giovannangeli sur RCFM.


Nous souhaitons une jeunesse libre de toute entrave...

"La question mafieuse doit être intégrée à l'ordre du jour des futures négociations avec Paris"

Le Collectif A Maffia Nò A Vita Iè a été créé il y a près de trois ans afin de dénoncer l’emprise exercée sur l’ensemble de la société corse, par la Mafia. Notre initiative a permis que se libère une parole citoyenne. L’objectif est clairement de démontrer que l’étreinte mortifère de la Mafia n’épargne personne, et que parmi ses victimes, la jeunesse est une proie privilégiée.

Or, c’est bien cette jeunesse qui est au cœur de nos préoccupations, jeunesse que nous souhaitons libre de toute entrave, surtout invisible, engagée dans ses projets personnels, partie prenante de réalisations collectives.

La dégradation politique et sociale actuelle constitue une aubaine pour les intérêts individualistes et ces structures occultes dont la puissance malfaisante croît sur le terreau du désordre, à l’instar de toutes les mafias du monde.

Il n’appartient pas à notre collectif de se substituer à des organisations politiques, mais nous exhortons tous les acteurs de la vie publique à ne pas attiser la haine, à ne pas encourager le rejet de l’autre, à éviter la surenchère dans les propos et dans les actes, à respecter les institutions démocratiques et les élections, en résumé à démontrer par une attitude digne et responsable leurs ambitions et leurs exigences pour la Corse.

Si l’autonomie de la Corse est inscrite dans le sens de l’histoire, pour notre part, nous continuerons de marteler que rien ne pourra se faire si l’Etat n’exerce pas pleinement ses responsabilités régaliennes, en durcissant les contrôles et en engageant des procédures contre les bandes mafieuses qui pourrissent la vie politique de même que l’activité économique de l’île en étouffant la créativité.

Pour autant, les mouvements politiques ne sont pas exonérés de leurs responsabilités : en aucun cas, ils ne peuvent mettre la poussière sous le tapis, en particulier lors des négociations avec Paris, au cours desquelles la question mafieuse doit être intégrée à l’ordre du jour.

Si l’on veut redonner de l’espoir à notre jeunesse, encourager sa force créatrice, la lutte contre la porosité qui entache les rapports du politique et de l’économique doit être une priorité : c’est la condition sine qua non d’une réelle avancée institutionnelle.

  


Interview sur RCFM de Marie-France Giovannangeli






1.Posté par Piazza le 09/04/2022 04:15
Tout-à-fait d'accord, mais le travail est immense. Il y a longtemps qu'il aurait du être fait.
Je.suit prêt à collaborer à cette équipe.

2.Posté par Leo Battesti le 11/04/2022 21:59
Merci pour votre soutien. Pourriez vous nous envoyer vos coordonnées par mail à :
amaffiano@gmail.com
Merci

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